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2005-06-27>>>Travail numérique

Application au scan de film des notions sur les bases de Photoshop.

Une marche à suivre détaillée pour obtenir la substantifique moëlle d'un négatif (ou diapositive, d'ailleurs), pour produire le fichier le plus propre possible en vue du tirage. A noter que comme un gros travail se fait au niveau-même du logiciel de scan, l'emploi de Photoshop n'est pas incontournable.

Traitement numérique d'un négatif.

1: Voici comment apparait mon néga, par défaut, simplement inversé par mon logiciel de scan. C'est tout terne et verdâtre, mais pas de panique, c'est la conséquence logique de la base orange du film inversée.

2: Imaginons que je scanne la photo telle-qu'elle. Je suis obligé de rattraper le manque de dynamique par un fort équilibrage des niveaux. Si en plus je suis en 8 bits par couche, mon histogramme est haché. Risqué de tenter un tirage à partir de ça.

3: même démarche, sauf qu'ici j'ai scanné en 16 bits par couche, avec d'appliquer le même calque de niveaux à mon image. C'est déjà beaucoup mieux !

Cependant, si on pré-règle notre logiciel de scan, on peut directement obtenir un fichier de grande qualité, contenant des informations sur toute la dynamique de la photo, et nécéssitant peu de réglages par la suite pour produire un fichier imprimable de qualité.

La plupart des logiciels proposent des réglages de niveaux, et souvent des réglages par courbe. Evitez de passer par les curseurs type "contraste", "luminosité" etc qui font des modifications linéaires beaucoup moins maîtrisables que ce qu'on peut faire avec les niveaux et les courbes.

4: j'adapte mes curseurs de niveaux pour que mon histogramme final utilise toute la dynamique possible. Les corrections chromatiques sont faites plus finement pour chaque couche avec les courbes.

5: En retournant avec ma nouvelle image sous photoshop, je constate que la forme de mon histogramme est acceptable, mais qu'il n'épouse pas toute la dynamique.

6: J'effectue plusieurs scans (en basse résolution, ça suffit) afin d'obtenir l'histogramme le plus propre possible, en ajustant à chaque fois mes niveaux plus finement.

7-8: Quand mes réglages sont ok, je lance le scan en haute résolution, 16 bits, digital ice activé et tout et tout. J'en profite pour faire chauffer un café (vous-ai-je dit que je préférais celui du Kenya ?).

9 : Comme mon fichier est propre, il accepte sans broncher des retouches un peu hard de contraste. Ici par exemple, bien que le contraste soit fort, rien n'est bouché (les pics dans le noir correspondent au cadre) et rien n'est brûlé.

10: Mais on va faire des retouches un peu plus subtiles que ça pour un portrait...

11: recadrage, adaptation de la résolution à la résolution native de la tireuse (254 ou 300 dpi la plupart du temps, demandez à votre labo préféré) quand on la connait, ça évitera un rééchantillonage au moment de l'impression.

12: Pour un export en jpg, on applatit, et on convertit en 8 bits par couche. (le jpg classique n'accepte pas le 16 bits). De toute façon, notre histogramme est propre, notre fichier est bourré d'informations, pour peu qu'on ne compresse pas comme un barbare, ça ira très bien pour envoyer à un labo. Et puis, les systèmes d'impression fonctionnent pour la plupart en 8 bits. Le 16 bits est surtout important pour les retouches, pour minimiser les cumulations d'approximations.

L'image finale

Hop !

Ensuite, si vous vous obstinez à faire la mise au point sur une fermeture éclair et une moitié d'oeil, c'est un autre problème !

Remerciements à Apolline de se laisser gentiment scanner. (Matériel utilisé pour la photo : Canon Eos 30, 135mm f:2 L ; négatif : Kodak High-definition 200).

Ressources supplémentaires :